“ À l’ère du tout numérique, je vous invite à ralentir, à regarder autrement et à redécouvrir le plaisir de ne pas voir l’image tout de suite. “
J’ai toujours été baignée dans le monde de l’art : peinture, photo, musique, musées et bien d’autres. Chez moi, ça se transmet de mère en fille. J’ai grandi entourée d’images, d’albums et d’histoires qui se transmettent, surtout lors des après-midi chez ma grand-mère. Des photos papier cornées, usées d’avoir été tant regardées car si rares, qui m’ont appris très tôt ce qu’est une image qui compte. C’est de là que vient mon attachement à l’argentique, ces souvenirs impérissables auxquels j’aime imaginer contribuer à mon tour.
Après des études d’arts appliqués et un BTS Photographie à Lyon, c’est devenu ma façon de travailler : photographier avec plus de lenteur, plus d’intention, et accepter d’avoir moins d’images pour en avoir de plus intenses. J’utilise exclusivement cette méthode-là pour mes voyages et mes souvenirs personnels.
Chaque pellicule a un nombre de poses limité, et c’est cette contrainte qui affûte le regard.
Aujourd’hui, j’ai envie de transmettre cette approche à d’autres photographes. À l’ère du tout numérique, je vous invite à ralentir, à regarder autrement et à redécouvrir le plaisir de ne pas voir l’image tout de suite. Ce que l’argentique change vraiment, ce n’est pas l’esthétique, c’est la manière d’être présente au moment où l’on déclenche. Je choisis d’avoir moins de souvenirs photo, mais d’une plus grande qualité. Les interactions humaines me font vibrer : j’aime capter la fugacité d’un instant pour en faire une image qui traverse les années.
Julie Fourmon anime la formation Maîtriser la photographie argentique
Quatre jours à Lyon, du 15 au 18 mars 2027.